Une gorgée d'eau froide. Une bouchée de glace. Un souffle d'air frais. Et une douleur vive, courte mais intense, qui part d'une ou plusieurs dents. La sensibilité dentaire est l'un des problèmes les plus fréquemment rapportés en cabinet : on estime qu'un adulte sur trois en souffre à un moment de sa vie.
Parfois c'est passager. Parfois c'est le signe de quelque chose qui mérite attention. Ce guide vous aide à distinguer les deux.
La sensibilité dentaire (ou hypersensibilité dentinaire) survient quand la dentine, la couche interne de la dent qui contient des micro-tubules reliant la surface aux nerfs de la pulpe, est exposée. Normalement, elle est protégée par l'émail en surface et par la gencive à la racine.
Plusieurs mécanismes peuvent mener à cette exposition : une récession gingivale (la gencive descend et expose la racine, qui ne bénéficie pas de la protection de l'émail), une érosion de l'émail par des acides alimentaires ou le bruxisme, une carie débutante, une fissure dentaire, ou les suites d'un traitement dentaire récent (blanchiment, détartrage, dévitalisation).
Identifier le mécanisme précis est essentiel pour choisir le bon traitement.
Une sensibilité qui apparaît après un blanchiment dentaire et disparaît en deux à cinq jours est normale et sans gravité. De même, une légère sensibilité dans les jours qui suivent un détartrage ou la pose d'une nouvelle couronne se résout généralement d'elle-même.
Une sensibilité persistante depuis plusieurs semaines, ou qui s'aggrave progressivement, ou qui se transforme en douleur spontanée (sans stimulus froid ou chaud) : consultez. Ce peut être le signe d'une carie profonde atteignant la pulpe, d'une fissure dentaire, ou d'une pathologie pulpaire nécessitant un traitement endodontique.
La douleur qui dure plus de quelques secondes après le stimulus froid est également un signe d'alerte : dans une dent saine et simplement sensible, la douleur cède rapidement après l'arrêt du stimulus.
Les dentifrices desensibilisants à base de nitrate de potassium ou d'hydroxyapatite sont efficaces pour les sensibilités modérées : ils obstruent progressivement les tubules dentinaires. Leur effet est cumulatif : il faut les utiliser plusieurs semaines avant de constater une amélioration notable.
En cabinet, le praticien peut appliquer des agents desensibilisants plus concentrés (vernis fluorés, oxalates) directement sur les zones sensibles. Pour les récessions gingivales importantes, une greffe gingivale peut être indiquée pour recouvrir les racines exposées.
Si la sensibilité est liée à une carie ou à une fissure, le traitement de la cause (obturation, dévitalisation) est la seule solution.
Ne banalisez pas une sensibilité dentaire persistante. Elle peut être le premier signal d'un problème qui, traité tôt, reste simple et peu invasif. Attendu trop longtemps, ce même problème peut nécessiter une dévitalisation, voire une extraction.
Si vous souffrez de sensibilité dentaire, venez en consultation à la Clinique Dentaire Longchamp CIL. Un examen clinique et éventuellement une radio permettent d'identifier la cause précise en quelques minutes. Le traitement adapté suit naturellement.